Après tant de fantasmes et d’interrogations concernant la portrait de Mona Lisa, il s’avèrerait que la Joconde a bel et bien existé si l’on en croit un manuscrit datant de 1503
découvert à la bibliothèque universitaire de Heideberg par son directeur Veit Probs.
Il s’agirait en effet de «Lisa Maria Gherardini, née le 15 juin 1479 via Sguazza, à Florence, troisième épouse du marchand de soie Francesco del Giocondo, de quatorze ans son aîné »
Cette découverte inespéré est due à Veit Probst, directeur de la bibliothèque de la dite l'université qui a redécouvert ce document datant de 1503, oeuvre d’un fonctionnaire Florentin nommé
Agostino Vespucci sur lequel document il s'apprête à publier une étude plus fouillée bien que cette découverte n'ayant pas fait de vague est vieille de deux ans.
Ce document découvert à Heideberg constitue en quelque sorte une fiche de lecture de l’œuvre de Cicron que ce fonctionnaire lisait à ce moment.
L’annotation ou note de bas de page a été retrouvée au chapitre concernant le peintre Grec Apelle, ou Vespucci le compare à Leonard de Vinci peintre qui est son contemporain. Il y écrit que
Léonard est en train de travailler à trois tableaux dont un portrait de «Mona Lisa del Giocondo».
Cette découverte est fantastique car la seule source permettant jusqu’alors d’attribuer à la Joconde un caractère féminin était la première histoire de l’art écrite 50 ans plus tard par Giorgio
Vasari ou il décrivait la joconde de mémoire sans l’avoir jamais vu de visu.
L’identité de la Joconde est aussi énigmatique que l’arrivée de ce tableau en France.
En effet pour des raisons inconnus ce tableau ne fut jamais remis à del Giocondo, il suivit Vinci à la cour de France où François Ier l’acheta et le fit accroché à Amboise puis Fontainebleau. Ses
successeurs conservèrent une passion pour ce tableau de Vinci et l’installèrent à Versailles jusqu’à ce qu’il ne retrouve définitivement les cimaises du Louvre.
La description de Vasari permit nombre d’interrogations et de fantasmes, On imagina toute sorte de choses quant à l’identité de la Joconde ; certains qu’il puisse s’agir d’Isabelle
d'Aragon, de Caterina Sforza ou bien encore d’Isabelle d'Este. D'autres plus imaginatifs ont cru en un autoportrait travesti de l'auteur lui-même. Et certains n'ont pas hésité au
fantasme d’y voir le compagnon de longue date de Léonard, Gian Giacomo de Caprotti, qu'il appelait «il Salai», affirmant à l'appui de leurs gloses que «Mona Lisa» n'était qu'une anagramme de «mon
Salai».
Cela étant, si une énigme s’en va, une autre persiste à savoir ce qui se cache derrière ce sourire que résumait si bien l'écrivain allemand Kurt Tucholsky, qui à ce propos, s'était demandé si la
Joconde «rit de nous, à cause de nous, malgré nous, avec nous, contre nous, ou alors quoi ?».
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