Les décorateurs imposent leur regard et leur goût sur le marché.
LA plupart des décorateurs préfèrent l’appellation « architecte d’intérieure, le décorateur, ce n’est pas la dernière couche, c’est plutôt la structure,. Il doit s’occuper de toutes les strates et surtout des proportions. Une bonne décoration ne se voit pas, comme une bonne chirurgie esthétique réussie » observe le décorateur américain Juan Pablo Molyneux
Coût d’un décorateur.
La décoration a un prix, souvent prohibitif. Le coût représente au bas mot l’équivalent du prix d’achat d’un appartement.
Les chantiers américains peuvent parfois atteindre les 100 millions de dollars.
Aussi certains antiquaires ont flairé le filon et se sont lancés dans cette brèche. L’antiquaire Aaron a confié la gestion de cette activité à Jacques Grange et cette dernière représente plus d’un tiers du chiffre d’affaire de cette maison.
Jacques Grange avoue faire 50% de son chiffre aux USA, 25% à Londres alors que le marché Français ne cesse de diminuer..
Le coût des chantiers aux USA est 50% plus cher qu’en Europe, autour de 30% aujourd’hui à cause d’une dollar affaibli.
Comment sont perçus les décorateurs.
Si la profession n’est pas toujours prise avec sérieux en Europe, le crédit est incontestable aux Etats-Unis
En Effet à cause des « DDD » ( dettes, divorce, décès), la société américaine est une société sans patrimoine. Dans un pays où les résidences sont temporaires et la notion du meuble de famille inexistante , ces tuteurs d’un nouveau goût s’imposent en prescripteur de goût, ce qui agace le vieux continent Profession sérieuse et prise au sérieux , véritable acteur économique.
Travailler avec un décorateur c’est une possibilité, et non une fin. Il faut casser l’idée préconçue que faire appel à un décorateur, c’est vivre la vie d’un autre. Non les américains ne sont pas sans culture et sans personnalité. En Europe, un collectionneur attend que l’architecte d’intérieur partage ses idées. Les Américains n’ont pas le temps de se compliquer la vie d’autant qu’ils changent au moins cinq fois d’adresse dans leur vie.
Les Américains aiment faire appel aux Français pour la « Fench Touch » et aux métiers d’art, inexistant aux USA.
Le rapport entre les décorateurs, antiquaires et commissaires-priseurs.
Les antiquaires sont largement tributaires des décorateurs qui représentent autour de 80% de leur clientèle « un décorateur touche aux Etats-Unis 20% de commission auprès de la galerie. Dans certains contrat le décorateur ne touche rien de l’antiquaire mis perçoit 10% de la part du client sur chaque objet acheté.
Certains négocient un forfait ou un pourcentage auprès de leur client plutôt que de recevoir une dîme de la part de l’antiquaire. EN France, un décorateur touchera 5% de la part de l’antiquaire, ce qui ne l’empêche pas d’obtenir quelque chose de son client.
Les auctioneers sont aussi sur la voie pour amadouer les décorateurs. Pour information Graf reconnaît acheter moins de 10% des objets destinés à ces chantiers, tandis que Jacques Grange reconnaît acheter 30% des meubles et objets d’art destinées à ses projets.
Pour cette raison ; Christie’s a crée depuis quatre ans un département conçu pour les relations avec les décorateurs pour faciliter les mises en situation des objets chez les acheteurs potentiels avant la vente et a fait une vente sur ce thème : « The house sale » en février 2002 à New York et la réussite de cette vente prouve que les gens aiment acheter le goût d’un autre. « Le regard d’un autre rassure. « Les gens achètent dans ces ventes un univers prémâché », observe Jacques Grange. C’est ce que l’on peut dire au sujet de l’exposition consacrée à Nicolas Landau qui a lieu chez les Kugel….
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