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Yonel Lébovici est un sculpteur français de premier plan ayant vécu au XXe siècle(1937-1998).
Il a su montrer en utilisant des matériaux innovants (résine acrylique, béton et aluminium) que la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit. Sculpteur de
l’insolite, il traduira sa fascination pour l’ère spatiale par la réalisation de sculptures lumineuses intitulées « satellites » ou « soucoupe ». Il réalisera également un design « hors
contexte » et surdimensionné afin de sublimer les objets du quotidien et leur donner une identité artistique propre à l’image de sa sculpture Epingle de sureté(1975).Une épingle de nourrice
perd sa fonction première, celle d’épingler des tissus pour trouver une fonction autre : retenir la lumière.
Artiste respectueux de sa démarche artistique, Yonel Lébovici préférera des éditions en tirage limité. Cette exigence fera de ses créations au design séduisant, sophistiqué et
subversif des œuvres très recherchées par les collectionneurs.
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L'épingle de nourrice
Luminaire
métal chromé
H : 196 cm
Adjugé 24 453 €
le 28 avril 2009 chez sotheby's à Londres
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De l’aéronautique à la sculpture
Né d’une mère française et d’un père roumain Yonel Lébovici attend d’être diplômé d’aéronautique pour accomplir un virage à 180 degrés et se lancer véritablement dans l’art.
Il suit des cours de dessin à la grande chaumière à Paris puis entre à l’école des Arts appliqués. Il perfectionnera sa formation en faisant les arts et métiers. Lébovici fait
rapidement parti du mouvement existentialiste et se passionne pour le mouvement perpétuel qu’il tente de réaliser. Il a alors pour idole Calder, Takis, Tinguely et Fernand Léger. C’est sa rencontre
avec Serge Mansau qui lance véritablement Yonel Lébovici à faire de la sculpture. Il fonde son premier studio de sculpture en 1969 rue d’Artois près des Champs-Elysées grâce à l’industriel Philippe
Lhotellier qui financera ses premières œuvres.
Une double obsession : la lumière et l’ère spatiale
Les années 1960 sont marquées par l’exploration spatiale. La course à l’espace tient en haleine le monde qui voit s’opposer les Etats-Unis à l’URSS. Le 4 octobre 1957 , les
russes mettent en orbite Spoutnik, le premier satellite artificiel de la Terre. Les américains gagnent la⁄conquête de l’espace en alunissant le 20 juillet 1969. Armstrong et Aldrin deviennent les
premiers hommes à marcher sur la lune. Yonel Lébovici n’échappe pas à cette fascination pour l’ère spatiale.
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Lampe "Satellite" petit modèle Métal chromé & plexiglas
1969
adjugé 8 300 €
le 25 novembre 2008 chez Tajan
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Grand Lampadaire "Soucoupe" Aluminium poli & acier chromé
19 X 480 cm
1968
adjugé 33 200 €
le 23 novembre 2009 chez Millon-Cornette de Saint Cyr
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Il oriente ses travaux dans ce sens et fait une série de recherches sur la lumière. Il se passionne pour le plexiglas et ses effets de réfringence. Si l’usage de résine acrylique parait aujourd’hui
banal, puisqu’utilisé abondamment pour les enseignes de boutique, Yonel Lébovici fut l’un des premiers à exploiter ses possibilités dans ses créations.
Il réalise en 1965 sa première lampe de table « Satellite ». La lumière est diffusée à partir d’une sphère centrale qui procure une lumière chaude, la lampe est entourée d’épais
disques articulés de résine acrylique projetant une auréole brillante. Cette lampe éditée à 20 exemplaires sera éditée par la suite en 1969 par Félix Canetti à travers la société Distrimex
qui permettra à Lébovici d’être commercialisé dans le monde entier.
Un autre exemple de son attrait pour l’ère spatiale sont ses suspensions ou lampadaires « soucoupes » inspirées des soucoupes volantes fonctionnent plus comme des sculptures
lumineuses que comme des solutions pratiques.
Une volonté de magnifier l’objet du quotidien
Yonel Lébovici est aussi l’auteur de plusieurs objets de design « hors contexte » et surdimensionnés tel son Epingle de sureté (1975), sculpture lumineuse influencées par le Pop
Art. Le but de ses sculptures est de donner ainsi une identité artistique aux objets du quotidien. En 1978 Lébovici redécouvre l’aluminium qu’il utilisait à 20 ans et fait ses premiers objets
surdimensionnés tels que ses sculptures : fiche mâle(1974), pince à linge(1978), trombone (1978), bureau fer à repasser (1985), chaise longue pince sans rire(1986), les codes à barres, masque de
soudeur,flotteurs(1990).
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Ressort porte courrier Métal chromé
12 X 30 cm
adjugé 1150 €
le 20 mai 2008 chez Tajan
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Fiche mâle
Luminaire, Aluminium, acier chromé, néon.
35 X 36 X 36 cm
adjugé 19 000 € le 16 mars 2009 chez Boisgirard, Etienne de Baecques
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Chaise pince sans rire
métal laqué
adjugé 33 000 € le 11 décembre 1999 chez Cornette de Saint Cyr
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Yonel Lébovici utilisera le béton pour la première fois en 1980 et fera sa fameuse table Top niveau en 1991 où les montants sont des parpaings de béton, les traverses des niveaux
soutenant un plateau en verre.
Un artiste reconnu de son temps et apprécié du marché de l’art
Outre son activité de sculpteur, Yonel Lébovici travailla en temps qu’architecte d’intérieur.
Il fera par exemple des magasins de vêtements, des showrooms, des appartements et du mobilier pour le club Med, Pierre Cardin, Jansen, Lancel et Hermès.
Il fera en 1987 la galerie du marchand d’art Jacques de Vos, rue de Seine. L’espace est en acier polie et rouillé. La vitrine est fermée par de gros yeux clos s’ouvrant à tour de rôle pour laisser
entrevoir l’intérieur.
Yonel Lébovici fut très souvent récompensé et exposé dans les meilleures galeries ou musées.
Il obtient ainsi en 1980 le prix lampe d’argent au salon du luminaire et fait parti des artistes exposés à l’occasion de l’exposition « les métiers d’art » au musée des arts décoratifs la même
année. L’exposition lumière « Je pense à vous » en 1985 au centre Pompidou à Paris présente de nombreux luminaires de Lébovici. En 1992 il est l’objet d’une exposition au Mandet-Riom pour
Christofle.
Les galeries seront très actives pour faire reconnaître le travail de Lébovici.
Le premier à soutenir Lébovici est Jean-claude Riedel en faisant une exposition sur le thème des « Idées lumineuses ». Il exposera entre autre de ses créations, les soucoupes plafond, et la fiche
mâle. Il éditera la petite « satellite » pour Pierre Cardin (modèle de 1969) à 100 exemplaires. Celui-ci exposera par la suite la « soucoupe » plafond et la table « A cœur ouvert ».En 1990 Stéphane
de Beyrie organisera une rétrospective à Yonel Lébovici en sa galerie. Lebovici connaîtra de son vivant une dernière grande rétrospective en 1997 intitulé 1967-1997 organisée par Patrick Brillet et
Adrian Mibus à la galerie Whitford Fines Art à Londres.
Yonel Lébovici meurt le 15 janvier 1998 à Paris.
Thibault d'Aubigny
Exposition Yonel Lebovici
Galerie Jacques Lacoste
12, rue de Seine – 75006 paris
26 novembre – 19 décembre 2009
Tél. 01 40 20 41 82
L ' A R T E T L A M A T I È R E
Yonel Lebovici 1937-1998
Fonds permanent du square de Vergennes
Ouvert du Mardi au Samedi
de 12h00 à 19h00
sauf jours fériés / Août
Entrée : 5 EUR
Tarif réduit : 2.50 EUR
Tél. : +33 (0)1 56 23 00 22
email : info@15squaredevergennes.com
M° Vaugirard (ligne 12)
Bus 39, 70, 80, 88
Noctambus L Châtelet accès handicapés
Parking Vinci - Mairie du XV
Entrée square :
porche n°279 rue de Vaugirard
Bibliographie
Annuaire UFDI 81
édité avec le concours de la délégation à l'innovation et la technologie ( 1981 )
Les années 60
d'Anne Bony éd. du Regard ( 1983 )
Art plastique - la vie quotidienne
de Andréa Dinoto éd. Flammarion ( 1987 )
L'utopie du tout plastique 1960-1973
de P. Decelle, D. Hennebert, P. Loze éd. Fondation pour l'architecture ( 1994 )
Yonel Lebovici - Sculpteur de haut niveau
de Michèle Chartier éd. Stein Ouaki ( 1995 )
Design du XXe siècle
de Charlotte et Peter Fiell éd. Tashen ( 2000 )
Les années pop 1956-1968
sous la direction de Mark Francis éd. du Centre Pompidou ( 2001 )
Decorative Art 70
éd. Tashen ( 2000 )
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